Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 17:53
2 avril ou comment le G vain se mord la queue




E Bloch: "la femme devenue camarade sera l'élément de la société qui préservera celle-ci- en tous points- de l'aliénation et de la réification". Certes, la femme comme sauveteuse, grande nettoyeuse.Mais jamais démiurge. Jamais jusqu'à lui remettre les clés du royaume.Un simple soupirail de lumière dans un tunnel de déchets nucléaires."Camarade".C'est à dire ?Un double de l'homme qui le sauverait de lui-même ?

retenir ceci de Bloch: expédition était synonyme de sécession. Au coeur des utopies, le topos.Notre guerre de sécession n'a pas eu lieu. Notre apartheid en revanche est un fait accompli, même et surtout quand nous entrons dans "leurs" lieux.


Pavese se tue quand il découvre que l'amour le révèle à lui-meme nu, miséralbe, vulnérable, nul". L'amour n'est pas pour lui moyen d'expression de soi. Pour aucun homme. "L'indifférence" lui apparait comme "le style", "la classe".


Exemple de la critique littérire, de ces universitaires qui se précipitent sur les nouvelles  sciences du texte, aussi agressives que la physique nucléaire avec leur terminologie maniaque ( ni intuitive ni expressive mais rigoureuse et impersonnelle) et qui passent plus de temps à maitriser la théorie qu'à lire les livres.
   Ainsi disparaissent les expériences des femmes, perdues dans le diagramme de la structuration du conflit marxiste des classes.


Si les hommes défendent le foetus endoparasite dans le ventre des  femmes et le droit du foetus à y rester c'est parceque cette métaphore confirme leur droit à vivre dans la vie des femmes en ecto-parasites. La décision unilatérle des femmes de disposer d'elles-mêmes ne peut que leur sembler monstrueuse.Aucun crime ne les indigne, puisqu'ils sont à l'origine de tous mais le simple refus d'une femme d'être engrossée devient un crime justement parce qu'ils n'en sont pas à l'origine. Etre privé des services des femmes ( de plus en plus autonomes, volens nolens) les rend hostiles. Ce pourquoi ils ont de plus en plus recours aux femme pauvres du Tiers Monde qui, elles, pressées de survivre, ne "font pas d'histoires". La réserve de gibier et encore grande pour le parasite.

  L'insubordination est encore balbutiante. La subalternité se porte bien, surtout dans les partis politiques. Etre cooptée reste encore un idéal quasi accessible. Etre incluses semble une conquête pour les femmes.Mais quel bénéfice en tirer sinon celui de jouer au même avec le failli ?`Quelle définition de soi peut émerger de la collusion avec l'autre? Qu'attend-elle de ce fusionnel qui, dans le privé, ne lui a pas apporté que des minces gratifications.Seule son indépendance, hors des lieux du même, est la garantie de sa souveraineté. Certes, elles veulent l'accès à ce dont elles ont été privées.Mais cet accès, fût-il permis voire encouragé (comme dans le cas des écoles publiques mixtes) ne change rien à l'esprit des lieux, à la structure qui reste homosociale et misogyne.L'accès des femmes au symbolique est un contresens puisqu'il est fondé sur leur exclusion.

 Si penser c'est " rendre compte du monde tel qu'il m'apparait'; nous voyons avec effroi la pensée masculine. Mais que faisons nous pour la stopper net ? L'intentionnalité est la vraie origine du sens. Ayant pu vérifier les effets de cette intentionnalité sur nous, comment faire encore crédit à quelque production masculine que ce soit ? Le sens n'est pas initialement réductible à un principe ou un concept, c'est la perméabilité de l'esprit à ce qu'on appelle la sensation, le sensationnel, sa luminosité A quel sens sommes nous réduites ?Des techniques et des tactiques d'évitement sont la majeure réussite du masculin: fuir les questions de base ( la relation à l'autre) et s'ébattre dans la relation à l'objet.

"Deux voies s'offrent au désir des hommes face à la prédation des corps féminins: ou bien le rapt avec violence, ou bien la fascination intimidante, hypnotique( Quignard) ayant pour effe t de produire la passivité.
 " Le comportement agressif et le comportement amoureux ne se sont jamais tout à fait (sic) dissociés)", dans ce" combat" qui vise à réintegrer la domus perdue, l'utérus maternel, une seule perd."
Or voici justement qu'elle sait ne plus perdre ce retour.  Et pour ce faire, nul besoin de plonger l'autre dans un état " cataleptique, passif, subjugué".


C'est dans une volte de 36O° de la perception que règne la possibilité pour les femmes de se libérer de l'oppression. Volte qui ne reçoit l'appui ni de media ni des éditeurs ni des critiques ni des femmes, bien entendu, volte trop radicale pour n'être pas "incompréhensible".Toutes les perceptions étant répertoriées, classées et rangées, qu'une se mette  en mouvement, s'adjuge le droit de les bouger à sa guise et l'on crie à l'anormalité.Il n'est pas difficile de conforter les humains dans des perceptions acquises, il est difficile de leur faire changer de perception, quand bien même ce serait dans leur intérêt. La pensée est empêchée, entravée. Le martèlement des vieilles perceptions recouvre le choc des nouvelles.

Même les plus féministes ne perçoivent pas l'ampleur de leur subordination, oppression.Toutes les femme ont fini par penser comme les hommes et ce que veulent les hommes.C'est un phénomène général et admis.

N'oublions pas qu'elle ne voit plus avec se yeux mais avec ceux qu'il a pour elle.

C'est parce que le sexe a été choisi comme marqueur catégoriel que nous sommes dans une société sexiste. Le sexe déterminant le sort et les conduites affectés aux deux " genres". Le sexisme précède, est en amont de toutes les discriminations qui peuvent suivre.Les conduites sont désormais si automatiques que, pour en prendre conscience, il faut voir eu devant soi un être dont on ne peut sur le champ déterminer le sexe pour voir à quel point on est frappée de paralysie , d'incompétence et même de totale stérilité gestuelle ou linguistique.De sorte que l'humain ne traite pas l'humain comme tel mais comme mâle ou femelle.La seule discipline humaine où le sexe n'et pas marqué est l'astrologie: on peut tout dire sur un être sans jamais rien savoir de son sexe.L'astrologie est la seule para science non sexiste.Et hélas elle le déplore.Etre ovule ou spermatozoide est ce qui dicte nos conduites.Connaitre le rôle reproducteur de nos interlocuteurs est essentiel.

Dans le même temps qu'il est commandé d'exhiber sa catégorie sexuée, de marquer  sa différence, il est impératif de ne pas en laisser voir les aspects qui font la différence.Par exemple, les menstrues des femmes ne donnent lieu à aucun privilège, aucune attention.Elles sont en fait cachées aux yeux des hommes et les femmes en redoutent les manifestations.Gina Pane a commencé la première à exhiber ses tampons.

Chez un mâle, quels que soient se handicaps (race, classe, âge, maladie laideur etc) un fait reste à son actif: il est mâle.Chez une femelle c'est l'inverse, quels que soient ses avantages sociaux ou physiques (race, classe, titres, intelligence, beauté,  etc) elle n'est que femelle. De la sorte le marquage sexuel fonctionne automatiquement au bénéfice d'un seul.D'où le comportement différent dans l'adresse d'un sexe à un autre.L'un est doté d'un agrandisseur" naturel", l'autre d'un réducteur.Rien d'étonnant à ce que les femmes ne se "prisent" guère.
Faire prendre pour " naturel" ce qui est artificiel est l'exploit du mâle.Ce  :devenir" homme" ou femme".

Les habitudes sont une seconde nature.Voyez celle des bêtes de somme, qui est de faire ce que le fermier décide. De la première, plus la moindre trace.Puisqu'elle est entièrement recouverte par une culture, un apprentissage,une socialisation qui fait de l'un le dessus et de l'autre le dessous. Le corps suit les diktats, se moule sur ce qu'on attend de lui.
Par harpie - Communauté : la communauté des rebelles
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /Mars /2009 09:17
fin mars 2009, dédié aux femmes du Pakistan soumises à la charia



FEMMES

Le seul fait pour une femme de rester sur les lieux de son aliénation l'empêche d'être subversive.We become what we resist.(important)

Accepter la réalité mâle environnante et la nécessité de leur interaction avec ce monde chaque jour est, pour les femmes, la preuve la plus flagrante qu'elles ont incorporé la vision de leurs maris-amants comme vision du monde.

Le pouvoir c'est de ne pas avoir à répondre.

Le pouvoir des femmes réside dans les ressources des femmes.(Lesquelles sont le plus souvent méconnues, ignorées)

Le fait que la viriocratie soit basée sur la violence et la mort prouve sa faiblesse. Toute construction mentale en sort malade et mensongère.

CELLE QUI IMITE PERD.
Dans un paradigme du gagnant/perdant, dans un conflit visant à la domination ,telle la viriocratie, imiter c'est perdre.Etre dedans c'est être comme eux. Penser agir, vivre comme eux.

Justice objective est un oxymoron. La justice soutient le souteneur. Basée sur la méfiance et la haine de l'humain, hostile au développement de la confiance en soi, en l'autre ,aux règles autonomes.

La douleur résulte de l'ontologie sadique des mâles.
Tout ce qu'on apprend par le mal c'est le mal.
Le sadisme est la pathologie sociale globale (à tous les échelons) de l'homme envers la femme , de l'homme envers l'homme, envers l'enfant. Le régime terroriste où nous sommes tenues subjuguées depuis la naissance  repose sur de continuelles menaces extérieures.

Les femmes ne sont pas malades, :elles ont été soumises au lavage de cerveau.

En trois ans, 24.OOO gays sont morts du sida, 3O.OOO femmes ont été tuées par les terroristes .Sans compter l'étendue de ce dégât infligé aux femmes : 'ne pas croire en elles-mêmes.'

FEMINISME

Une langue qui serait de "lui" sans elle, on ne la connait pas. Il l'a toujours subsumée. Donc nous sommes dans un langage entièrement FAUX et plus encore fautif. Si elle prend la parole, il s'effondre. Car il n'est plus ni sujet ni objet de désir.Il n'est plus que lui. Animé ayant à mériter un statut, quel qu'il soit, sans s'appuyer sur une quelconque médiation. Retirons-nous et l'édifice s'écroule.Il aura à devenir.A cesser de croire qu'il suffit de naitre pour être( Innéité).Doté de privilèges.Il aura le chemin inverse de celui de la "femme" à parcourir. Elle a dû abandonner tout naturel pour devenir femme, lui, il devra recouvrer tout naturel pour devenir "homme"en éprouvant le manque  d'elle, Humain sans qu'on sache ce que le mot veut dire.Bien qu'il en existe peut-être quelques exemplaires sur la planète.
 


Puisque les informations imparties aux femmes ont pour but leur perte, qu'elles sont traitées de façon à induire une conduite de soumission adaptée à l'environnement décidé par l'autre, il faut entièrement repenser et filtrer les informations.En créer d'impensées. Mais tout à fait pensables.Exiger des écoles de pensée pour l' essor de l'individue.Une pensée où le corps fait corps  est une pensée à l'opposé de celle dont rêve le mâle, sans corps, san bios ( électronique, phonique, informatique, virtuelle ) de façon à traiter le corps femelle comme seule naturalité méprisable.

Si toute technique est une objectivation du sens, la technologie est la mémoire de personne, sans coutume ni récit ni rythme ( Ir).

Spivak: "si vous avez un quelconque intérêt politique, vous le nommez dans l'espoir que le nom va disparaitre.Voilà ce que signifie la conscience de classe.( Disparition de la classe)."Ce que nous voulons c'est que le nom ne soit plus possible "( femme).Quand la femme parle alors elle n'est plus "femme" ( Ah, si seulement c'était vrai).Si la subalterne peut parler,elle cesse d'être subalterne(non, disons qu'elle accède à la connaissance de son état mais n'en sort pas pour autant)
.
Doivent être minés tous les concepts qui ont "posé" la vérité sans notre collaboration.

La raison pour laquelle tant d'ouvrages féministes critiques sont publiés c'est parce qu'ils sont écrits dans un langage déjà répertorié ( essai etc) et lus par un public déjà identifié. Les femmes instruites,les universitaires offrent  aux USA et Canada un "rapport d'adresse" ..Un ouvrage inclassable ( ausitôt mis en" fiction") ne se vend pas et n'est pas lu par les critiques féministes.


Comme si le genre féminin  tout entier était une sorte de mémoire collective de souvenirs innommables, l'ordre patriarcal,, tel un psy bien intentionné, semble concevoir sa responsabilité thérapeutique comme l'endiguement de ces vilains sons dans des containers politiquement corrects:talking cure.(mettre l'intérieur à l'extérieur sous une forme compressible, compréhensible à l'homme
Par harpie
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 10:26
IDES OFMARCH: For Taslima Nasreen , with love





Reste un fait: les hommes ont raconté leurs histoires.Dans le passé,les femmes n'ont pas raconté leurs histoires; elles n'ont pas activement donné forme à  leur expérience du moi et du monde et elles n'ont pas donné de nom aux grands pouvoirs selon leurs perspectives à elles.Le simple fait de raconter une histoire de femme d'un point de vue de femme est un acte révolutionnaire".


    Voilà qui, déjà, ne nous suffit plus.. Une histoire de femme( Chawaf,  Rouzier, Santos, Hyvrard ) conforte l'homme dans sa position de gagnant.et perpétue le thème de la perdante.


l'homme est le pivot autour duquel évolue la femme( Princesse de Clèves).L'histoire de la vaincue n'en doit pas moins être dite par la vaincue.Pour qu'elle disparaisse COMME possibilité historique.
`
A cet égard,les Alexandra David Neel, Ella Maillart, A.M Schwarzenbach, en allant à la découverte de TERRES , se détachaient de l'homme et du piquet. Pour aller le retrouver sous d'autres cieux mais non DANS leur vie privée. Les nomades et vagabondes sont les têtes chercheuses de l'autonomie active.
 
L'histoire de Simone Weil  est-elle une histoire de femme? Sûrement puisqu'elle a travaillé pour le salut de l'homme .Mais qu'on aille y voir de plus près. Prémonition, vision, savoir.Une autre Jeanne d'Arc sur le bûcher.Proche d'Hannah Arendt qui, elle plus encore que l'autre parle au neutre, au masculin. Ainsi les meilleurs cerveaux féminins travaillent-ils à la cause du salut de l'humanité sans que leur sexuation joue EN LEUR FAVEUR.On l'omet quand on parle de leurs IDEES.Et, ce faisant, les hommes croient les honorer.Les accepter dans leur confrérie de la transcendance.


 "C'est l' Histoire et non pas l'amour qui crée l' Homme.L'amour n'est qu'une manifestation secondaire de l'Homme qui existe déjà en tant qu'être humain."
         Précisément, l 'Histoire est négation de l'Amour..
         "rappelons -nous qu'il est indigne d'un homme de se consacrer à l' Amour". (Hegel)     
         "Il n'y a jamais eu de duels entre un homme et un animal, un homme et une femme".
 En effet, les femmes sont exterminées.Quant aux Amazones guerrières, ce ne sont pas des femmes.





Définition de l' Histoire
                 processus de neutralisation des femmes.
                :particularisation des femmes ( le général étant masculin)
                 idéalisation des femmes particularisée( Degas etc..) 
                 déni de l'abstraction à la femme
 
 Pour échapper à cet opprobre qu'est la particularisation, une femme qui pense est obligée de recourir au "neutre" c'est à dire au masculin ,cfr. N.Sarraute (par opposition à Violette  Leduc qui se vautre dans le particulier qu'on a fait de son sexe) , G.Stein qui se meut dans le " One" ou Wittig dans le 'On " de l' Opoponax.

          Cl.Lispector" J'étais l'image de ce que je n'étais pas".Tout au long de son aliénation, ce que la femme dit c'est son refus de n'être qu'immanence.
          Reprendre en mains sa représentation.

Conte de fée:littérature féminine orale.Reprise du pouvoir de la parole.Chez Mary Shelley, création du monstre Frankenstein.

FEMME

Connaitre ses besoins n'est pas tâche aisée pour qui n'écoute pas ses perceptions intérieures.Et que dire alors des désirs?

«  rien qui lui soit propre, exilée de soi,désappropriée, neutre dans un
pays, n'être en rien ce qu'on est, n'être qu'une autre, toujours fictive, artificielle, éveillée à son propre mensonge"

   "la femme a connu la terreur profonde d'être identifiée par autrui à un moi venu d'autrui .D'où refus de tout" moi"de crainte d'adhérer à ce moi étranger)
   "la répugnance à ne rien dire qui ne soit neutre" (phrase de Lispector:Passion selon G.H).



ANTILLES

des prénoms::Méline,Idora, Séraline, Alix, Jospaha, Anicette?Modestine Euphémie, Maurille ,Zélima,Bégona Maiotte, Laiza, Cybèle,Almaide;elmire, Surréna, Sidoine
bernus,Donat, Wulfrand,Homère,Apollinaire, Omer, Nicaise, Epiphane,Ariès,Ildevert,Célimon,Cyr,Basile,Jude,Alik, Romuld..
Cassius de Lainval, romain Crosnier de Bellaistre,Emonide, Icare...

A la sortie du bateau négrier, un os jeté aux chiens: un nom

Pour que son corps ne soit plus un charnier de signes, une femme doit pratiquer la désobéissance civile :un mariage sur trois se termine par un divorce.

Elle doit s'ouvrir à la science des solutions imaginaires.
Point de départ:l'exterritorialité absolue de la femme.Elle n'a rien à perdre à CHERCHER sa place.Trouver les conditions de son être et devenir autonomes.
Par harpie - Communauté : la communauté des rebelles
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 11:10

FEMINISME
    chacun chacune de s'indigner contre la purification ethnique ( en ex-Yougoslavie pour l'heure).Mais qui s'indigne de la purification sexuelle opérée avec diligence et inventitivité à chaque époque.? Dans la grammaire s'opère avec maestria l'exclusion radicale du féminin dès qu'il est avec le maculin. "Le masculin l'emporte sur le féminin".Cette règle de purification sauvage n'indigne pas même les victimes. Pas même les subsumées, habituées qu'elles sont en tous lieux  en tous temps à leur apartheid social, religieux, poétique, symbolique.A ce point domptées qu'elles trouvent le féminin" affreux ".Ainsi d'écrivaine. Oubliant que tout ce qui est femelle en viriocratie est DECRETE AFFREUX.


Au début il y a UNE espèce humaine. Qui se présente sous l'apparence de deux corps dotés également de cerveau, de jambes, de bras, de ventre, de visages mais d'organes génitaux différents.De cette différence naquit un jour la hiérarchie .Obéissant en effet à la loi élémentaire et animale du plus fort , le sexe dit mâle, au mépris de la raison et du coeur,s'empara du monopole de l'organisation sociale des deux sexes sur la planète terre.Il en résulte un dysfonctionnement qui, pour être  délétère et meurtrier, n'en est pas moins conservé  au nom des avantages qu'il procure au sexe décideur et dominant. La visibilité extrême des dommages n'entraine pas une réaction extrême de lutte .Le système social apparait en effet comme une organisation neutre où les mâles occuperaient un rôle de gestionnaires Seule une guerre met en évidence la part prépondérante des mâles dans l'extermination de leur semblables et de celles qu'ils dominent .

Dans une société de décideurs mâles tout apport femelle est déconsidéré, déformé, dévoyé.La femelle est, par analogie avec les espèces animales, vue comme procréatrice et, cette fonction assumée, comme objet sexuel taillable et corvéable à merci. La femelle qui parle deux langues, celle du mâle et la sienne, celle de ses semblables, celle que lui dictent son corps et son cerveau , n'est pas décryptée par le sexe mâle qui a une opinion ( doxa) toute personnelle de l'être-là et qui, pour sa part, n'a jamais cherché à parler que sa langue et à l'imposer à tous (moins forts que lui) et à toutes (toujours et partout différentes de lui et donc décrétées inférieures).

La société humaine, dirigée par le seul sexe mâle, est une société unilobiste du cerveau et unilobiste du coeur. C'est une société schizée où ne s'expriment que les traits portés par un seul sexe déterminé par ses chromosomes XY. Cette monstruosité archaique ne soulève que de rares protestations  de la part d'individues du sexe femelle éparpillées sur une planète entièrement occupée par une planification mâle.Les déplacements de réfugiés qui ont lieu lors des épisodes de purification ethnique n'ont pas d'équivalents dans la purification sexuelle: les  seuls déplacements consentis aux femelles étant ceux qui l'amènent à disposition des mâles:l'enlèvement des Sabines, les viols massifs,les bordels, maisons closes, harems,hôtels de passe etc...Aucun refuge sur la planète pour le sexe femelle. Sexe qui est à ce point dominé et " assimilé" ,qu'il ne s'indigne même pas du sort qui lui échoit..Aucune voix ne s'est élevée jusqu'ici pour demander une terre refuge  des femelles qui sont bien évidemment dans cette société," des femmes", c'est à dire des créatures du créateur, nées de la côté dudit Adam et soumises aux us et coutumes prévus pour elles dans leur pays de naissance respectif.

Si parfois,  dans quelque capitale ,à Montréal, à Copenhague, à Nairobi, à Pékin, des recommandations sont émises afin que les mâles gouvernants de la planète traitent avec humanité ( sic) les femelles nées sur leur territoire,ces recommandations restent sans effet ou produisent des améliorations si imperceptibles dans la vie des femmes qu'on pourrait les comparer aux aménagements que les paysans font dans leurs étables pour remplacer le purin par de la vieille paille.

Aucun philosophe, aucun penseur, aucun législateur ne proclame l'unilatéralité des lois, la dissymétrie des sorts liés au sexe. Nul ne consent à voir l'infantilisme pervers,narcissique, cruel du système de gestion et d'interprétation du monde mis en place par les détenteurs des chromosomes XY.Seule une philosophe, une penseuse, une législatrice , une poète peut le faire car elle seule pâtit dans sa chair de ce "plus" qui est à son actif et qui, sans  soupape, sans exutoire, sans nomination, s'éteint, s'épuise, s'abime au service du" moins" qui régit et sévit alentour.Elle seule sait que le deux est un leurre, que la modalité commune de ce deux est guerrière, l'anéantissement de l'une par l'un précédant même toute relation duelle.Cette connaissance n'est pas le fait de chaque femme sur la planète bien que toutes en patissent.Cette connaissance est le fruit d'une attention constante,féministe, indéfectible, sans compromis ,aux formes multiples du monisme qui sévit partout, aux expressions invisibles du "forclore"qui de toute et chacune fait une exclue sur sa terre natale ou d'exil. Faute d'ex(il).


Se mettre sur le territoire de l'autre pour lui demander son simple dû, c'est être sûre de l'avoir un jour mais si difforme ,informe ,si conforme en tous points aux réticences de celui qui l'octroie que toute créatrice ( la créature étant celle de l'homme ou de Dieu , son double projeté) un peu noble ne devrait même pas songer un instant à l'accepter. Vous demandez, femmes,l'avortement, et ils vous l'octroient péniblement. Vous parlez de conquête" toujours remise en cause".En effet puiqu'elle ne dépend que du bon vouloir de votre vir législateur.Mais pourquoi, tant qu'à demander, demandez-vous SI PEU ? Une simple boucherie de vos entrailles alors qu'il serait si simple de rendre stériles les ensemenceurs. Vous demandez le droit de vote. La parité . Pourquoi demander si peu ? Voulez-vous vraiment voter pour eux ? Etre l'égale de vos étrangleurs, siéger dans leurs lieux, bailler avec eux, mettre la planète à feu et à sang comme eux? Votre sexe aliéné  colonisé obéissant peut-il, par un simple jeu de " ote-toi de là que je m'y mette", savoir d'emblée ce qui est bon pour une moitie de l'humanité ? Il ne suffit pas d'être femme ou femelle, il faut être féministe, c'est à dire vouloir que les femmes soient égales à ELLES-MÊMES pour DEPLACER les instances de réflexion ( s'il en exite) et de décisions ( il n'en existe que trop).
     Demander si peu , l'égalité, dans un univers fondé sur sa  propre disparition, tout balisé, quadrillé, interprété, géré et  mortifié, c'est tout simplement demander le statut de clone. Or nous ne sommes pas des clones.Pour peu que nous nous éloignions physiquement et affectivement des hommes, nous devenons égales à nous-mêmes, c'est à dire libres et affirmatrices de vie.

Par harpie - Communauté : la communauté des rebelles
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 10:27
St Valentin : pensons aux femmes iraniennes vues hier à la télévision: courage de mère en fille. Le célibat comme solution finale.



FEMMES

 Toutes les peurs que Glissant attribue à la Martinique , sont celles d'une femme non conscientisée: incertitude sur son pouvoir, peur d'être seule, peur de l'avenir, besoin d'un tuteur, irresponsabilité technique. Et l'on pourrait en ajouter. Ce ne sont pas des peurs à sous-estimer.


Pour une femme, comme pour un noir, posséder la culture du mâle, être possédée par elle ,c'est commencer par une névrose, une déterioration de la personnalité originelle. Dans un temps à la fois réduit ( école, lycée université) et permanent (tout au long de sa vie) la femme est " conquise" par un UNivers étranger.Sa culture n'est pas la sienne."A moins qu'elle  la fasse sienne..Ce qu'elle fait toujours d'ailleurs de peur de passer pour ignare.
Le doute RADICAL est peu pratiqué. Notre culture d’amazones- et nous en avons eu une sur le pourtour de la Méditerranée- est appelée " légende".

Machisme antillais sans transcendance :coupé famm'la,batt famm la, raché famm la  .Certes, la brutalité n'est pas hypocrite.

Si les histoires ont une fin dans la vie c'est parce qu'elles imitent la fiction.En réalité il n'y a pas de fin. .

Le continu du fragment dans la vie.Le continu du discontinu.Une petite torture.
Par harpie - Communauté : la communauté des rebelles
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