Jeudi 2 avril 2009
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17:53
2 avril ou comment le G vain se mord la queue
E Bloch: "la femme devenue camarade sera l'élément de la société qui préservera celle-ci- en tous points- de l'aliénation et de la réification". Certes, la femme comme sauveteuse, grande nettoyeuse.Mais jamais démiurge. Jamais jusqu'à lui remettre les clés du royaume.Un simple soupirail de lumière dans un tunnel de déchets nucléaires."Camarade".C'est à dire ?Un double de l'homme qui le sauverait de lui-même ?
retenir ceci de Bloch: expédition était synonyme de sécession. Au coeur des utopies, le topos.Notre guerre de sécession n'a pas eu lieu. Notre apartheid en revanche est un fait accompli, même et surtout quand nous entrons dans "leurs" lieux.
Pavese se tue quand il découvre que l'amour le révèle à lui-meme nu, miséralbe, vulnérable, nul". L'amour n'est pas pour lui moyen d'expression de soi. Pour aucun homme. "L'indifférence" lui apparait comme "le style", "la classe".
Exemple de la critique littérire, de ces universitaires qui se précipitent sur les nouvelles sciences du texte, aussi agressives que la physique nucléaire avec leur terminologie maniaque ( ni intuitive ni expressive mais rigoureuse et impersonnelle) et qui passent plus de temps à maitriser la théorie qu'à lire les livres.
Ainsi disparaissent les expériences des femmes, perdues dans le diagramme de la structuration du conflit marxiste des classes.
Si les hommes défendent le foetus endoparasite dans le ventre des femmes et le droit du foetus à y rester c'est parceque cette métaphore confirme leur droit à vivre dans la vie des femmes en ecto-parasites. La décision unilatérle des femmes de disposer d'elles-mêmes ne peut que leur sembler monstrueuse.Aucun crime ne les indigne, puisqu'ils sont à l'origine de tous mais le simple refus d'une femme d'être engrossée devient un crime justement parce qu'ils n'en sont pas à l'origine. Etre privé des services des femmes ( de plus en plus autonomes, volens nolens) les rend hostiles. Ce pourquoi ils ont de plus en plus recours aux femme pauvres du Tiers Monde qui, elles, pressées de survivre, ne "font pas d'histoires". La réserve de gibier et encore grande pour le parasite.
L'insubordination est encore balbutiante. La subalternité se porte bien, surtout dans les partis politiques. Etre cooptée reste encore un idéal quasi accessible. Etre incluses semble une conquête pour les femmes.Mais quel bénéfice en tirer sinon celui de jouer au même avec le failli ?`Quelle définition de soi peut émerger de la collusion avec l'autre? Qu'attend-elle de ce fusionnel qui, dans le privé, ne lui a pas apporté que des minces gratifications.Seule son indépendance, hors des lieux du même, est la garantie de sa souveraineté. Certes, elles veulent l'accès à ce dont elles ont été privées.Mais cet accès, fût-il permis voire encouragé (comme dans le cas des écoles publiques mixtes) ne change rien à l'esprit des lieux, à la structure qui reste homosociale et misogyne.L'accès des femmes au symbolique est un contresens puisqu'il est fondé sur leur exclusion.
Si penser c'est " rendre compte du monde tel qu'il m'apparait'; nous voyons avec effroi la pensée masculine. Mais que faisons nous pour la stopper net ? L'intentionnalité est la vraie origine du sens. Ayant pu vérifier les effets de cette intentionnalité sur nous, comment faire encore crédit à quelque production masculine que ce soit ? Le sens n'est pas initialement réductible à un principe ou un concept, c'est la perméabilité de l'esprit à ce qu'on appelle la sensation, le sensationnel, sa luminosité A quel sens sommes nous réduites ?Des techniques et des tactiques d'évitement sont la majeure réussite du masculin: fuir les questions de base ( la relation à l'autre) et s'ébattre dans la relation à l'objet.
"Deux voies s'offrent au désir des hommes face à la prédation des corps féminins: ou bien le rapt avec violence, ou bien la fascination intimidante, hypnotique( Quignard) ayant pour effe t de produire la passivité.
" Le comportement agressif et le comportement amoureux ne se sont jamais tout à fait (sic) dissociés)", dans ce" combat" qui vise à réintegrer la domus perdue, l'utérus maternel, une seule perd."
Or voici justement qu'elle sait ne plus perdre ce retour. Et pour ce faire, nul besoin de plonger l'autre dans un état " cataleptique, passif, subjugué".
C'est dans une volte de 36O° de la perception que règne la possibilité pour les femmes de se libérer de l'oppression. Volte qui ne reçoit l'appui ni de media ni des éditeurs ni des critiques ni des femmes, bien entendu, volte trop radicale pour n'être pas "incompréhensible".Toutes les perceptions étant répertoriées, classées et rangées, qu'une se mette en mouvement, s'adjuge le droit de les bouger à sa guise et l'on crie à l'anormalité.Il n'est pas difficile de conforter les humains dans des perceptions acquises, il est difficile de leur faire changer de perception, quand bien même ce serait dans leur intérêt. La pensée est empêchée, entravée. Le martèlement des vieilles perceptions recouvre le choc des nouvelles.
Même les plus féministes ne perçoivent pas l'ampleur de leur subordination, oppression.Toutes les femme ont fini par penser comme les hommes et ce que veulent les hommes.C'est un phénomène général et admis.
N'oublions pas qu'elle ne voit plus avec se yeux mais avec ceux qu'il a pour elle.
C'est parce que le sexe a été choisi comme marqueur catégoriel que nous sommes dans une société sexiste. Le sexe déterminant le sort et les conduites affectés aux deux " genres". Le sexisme précède, est en amont de toutes les discriminations qui peuvent suivre.Les conduites sont désormais si automatiques que, pour en prendre conscience, il faut voir eu devant soi un être dont on ne peut sur le champ déterminer le sexe pour voir à quel point on est frappée de paralysie , d'incompétence et même de totale stérilité gestuelle ou linguistique.De sorte que l'humain ne traite pas l'humain comme tel mais comme mâle ou femelle.La seule discipline humaine où le sexe n'et pas marqué est l'astrologie: on peut tout dire sur un être sans jamais rien savoir de son sexe.L'astrologie est la seule para science non sexiste.Et hélas elle le déplore.Etre ovule ou spermatozoide est ce qui dicte nos conduites.Connaitre le rôle reproducteur de nos interlocuteurs est essentiel.
Dans le même temps qu'il est commandé d'exhiber sa catégorie sexuée, de marquer sa différence, il est impératif de ne pas en laisser voir les aspects qui font la différence.Par exemple, les menstrues des femmes ne donnent lieu à aucun privilège, aucune attention.Elles sont en fait cachées aux yeux des hommes et les femmes en redoutent les manifestations.Gina Pane a commencé la première à exhiber ses tampons.
Chez un mâle, quels que soient se handicaps (race, classe, âge, maladie laideur etc) un fait reste à son actif: il est mâle.Chez une femelle c'est l'inverse, quels que soient ses avantages sociaux ou physiques (race, classe, titres, intelligence, beauté, etc) elle n'est que femelle. De la sorte le marquage sexuel fonctionne automatiquement au bénéfice d'un seul.D'où le comportement différent dans l'adresse d'un sexe à un autre.L'un est doté d'un agrandisseur" naturel", l'autre d'un réducteur.Rien d'étonnant à ce que les femmes ne se "prisent" guère.
Faire prendre pour " naturel" ce qui est artificiel est l'exploit du mâle.Ce :devenir" homme" ou femme".
Les habitudes sont une seconde nature.Voyez celle des bêtes de somme, qui est de faire ce que le fermier décide. De la première, plus la moindre trace.Puisqu'elle est entièrement recouverte par une culture, un apprentissage,une socialisation qui fait de l'un le dessus et de l'autre le dessous. Le corps suit les diktats, se moule sur ce qu'on attend de lui.
E Bloch: "la femme devenue camarade sera l'élément de la société qui préservera celle-ci- en tous points- de l'aliénation et de la réification". Certes, la femme comme sauveteuse, grande nettoyeuse.Mais jamais démiurge. Jamais jusqu'à lui remettre les clés du royaume.Un simple soupirail de lumière dans un tunnel de déchets nucléaires."Camarade".C'est à dire ?Un double de l'homme qui le sauverait de lui-même ?
retenir ceci de Bloch: expédition était synonyme de sécession. Au coeur des utopies, le topos.Notre guerre de sécession n'a pas eu lieu. Notre apartheid en revanche est un fait accompli, même et surtout quand nous entrons dans "leurs" lieux.
Pavese se tue quand il découvre que l'amour le révèle à lui-meme nu, miséralbe, vulnérable, nul". L'amour n'est pas pour lui moyen d'expression de soi. Pour aucun homme. "L'indifférence" lui apparait comme "le style", "la classe".
Exemple de la critique littérire, de ces universitaires qui se précipitent sur les nouvelles sciences du texte, aussi agressives que la physique nucléaire avec leur terminologie maniaque ( ni intuitive ni expressive mais rigoureuse et impersonnelle) et qui passent plus de temps à maitriser la théorie qu'à lire les livres.
Ainsi disparaissent les expériences des femmes, perdues dans le diagramme de la structuration du conflit marxiste des classes.
Si les hommes défendent le foetus endoparasite dans le ventre des femmes et le droit du foetus à y rester c'est parceque cette métaphore confirme leur droit à vivre dans la vie des femmes en ecto-parasites. La décision unilatérle des femmes de disposer d'elles-mêmes ne peut que leur sembler monstrueuse.Aucun crime ne les indigne, puisqu'ils sont à l'origine de tous mais le simple refus d'une femme d'être engrossée devient un crime justement parce qu'ils n'en sont pas à l'origine. Etre privé des services des femmes ( de plus en plus autonomes, volens nolens) les rend hostiles. Ce pourquoi ils ont de plus en plus recours aux femme pauvres du Tiers Monde qui, elles, pressées de survivre, ne "font pas d'histoires". La réserve de gibier et encore grande pour le parasite.
L'insubordination est encore balbutiante. La subalternité se porte bien, surtout dans les partis politiques. Etre cooptée reste encore un idéal quasi accessible. Etre incluses semble une conquête pour les femmes.Mais quel bénéfice en tirer sinon celui de jouer au même avec le failli ?`Quelle définition de soi peut émerger de la collusion avec l'autre? Qu'attend-elle de ce fusionnel qui, dans le privé, ne lui a pas apporté que des minces gratifications.Seule son indépendance, hors des lieux du même, est la garantie de sa souveraineté. Certes, elles veulent l'accès à ce dont elles ont été privées.Mais cet accès, fût-il permis voire encouragé (comme dans le cas des écoles publiques mixtes) ne change rien à l'esprit des lieux, à la structure qui reste homosociale et misogyne.L'accès des femmes au symbolique est un contresens puisqu'il est fondé sur leur exclusion.
Si penser c'est " rendre compte du monde tel qu'il m'apparait'; nous voyons avec effroi la pensée masculine. Mais que faisons nous pour la stopper net ? L'intentionnalité est la vraie origine du sens. Ayant pu vérifier les effets de cette intentionnalité sur nous, comment faire encore crédit à quelque production masculine que ce soit ? Le sens n'est pas initialement réductible à un principe ou un concept, c'est la perméabilité de l'esprit à ce qu'on appelle la sensation, le sensationnel, sa luminosité A quel sens sommes nous réduites ?Des techniques et des tactiques d'évitement sont la majeure réussite du masculin: fuir les questions de base ( la relation à l'autre) et s'ébattre dans la relation à l'objet.
"Deux voies s'offrent au désir des hommes face à la prédation des corps féminins: ou bien le rapt avec violence, ou bien la fascination intimidante, hypnotique( Quignard) ayant pour effe t de produire la passivité.
" Le comportement agressif et le comportement amoureux ne se sont jamais tout à fait (sic) dissociés)", dans ce" combat" qui vise à réintegrer la domus perdue, l'utérus maternel, une seule perd."
Or voici justement qu'elle sait ne plus perdre ce retour. Et pour ce faire, nul besoin de plonger l'autre dans un état " cataleptique, passif, subjugué".
C'est dans une volte de 36O° de la perception que règne la possibilité pour les femmes de se libérer de l'oppression. Volte qui ne reçoit l'appui ni de media ni des éditeurs ni des critiques ni des femmes, bien entendu, volte trop radicale pour n'être pas "incompréhensible".Toutes les perceptions étant répertoriées, classées et rangées, qu'une se mette en mouvement, s'adjuge le droit de les bouger à sa guise et l'on crie à l'anormalité.Il n'est pas difficile de conforter les humains dans des perceptions acquises, il est difficile de leur faire changer de perception, quand bien même ce serait dans leur intérêt. La pensée est empêchée, entravée. Le martèlement des vieilles perceptions recouvre le choc des nouvelles.
Même les plus féministes ne perçoivent pas l'ampleur de leur subordination, oppression.Toutes les femme ont fini par penser comme les hommes et ce que veulent les hommes.C'est un phénomène général et admis.
N'oublions pas qu'elle ne voit plus avec se yeux mais avec ceux qu'il a pour elle.
C'est parce que le sexe a été choisi comme marqueur catégoriel que nous sommes dans une société sexiste. Le sexe déterminant le sort et les conduites affectés aux deux " genres". Le sexisme précède, est en amont de toutes les discriminations qui peuvent suivre.Les conduites sont désormais si automatiques que, pour en prendre conscience, il faut voir eu devant soi un être dont on ne peut sur le champ déterminer le sexe pour voir à quel point on est frappée de paralysie , d'incompétence et même de totale stérilité gestuelle ou linguistique.De sorte que l'humain ne traite pas l'humain comme tel mais comme mâle ou femelle.La seule discipline humaine où le sexe n'et pas marqué est l'astrologie: on peut tout dire sur un être sans jamais rien savoir de son sexe.L'astrologie est la seule para science non sexiste.Et hélas elle le déplore.Etre ovule ou spermatozoide est ce qui dicte nos conduites.Connaitre le rôle reproducteur de nos interlocuteurs est essentiel.
Dans le même temps qu'il est commandé d'exhiber sa catégorie sexuée, de marquer sa différence, il est impératif de ne pas en laisser voir les aspects qui font la différence.Par exemple, les menstrues des femmes ne donnent lieu à aucun privilège, aucune attention.Elles sont en fait cachées aux yeux des hommes et les femmes en redoutent les manifestations.Gina Pane a commencé la première à exhiber ses tampons.
Chez un mâle, quels que soient se handicaps (race, classe, âge, maladie laideur etc) un fait reste à son actif: il est mâle.Chez une femelle c'est l'inverse, quels que soient ses avantages sociaux ou physiques (race, classe, titres, intelligence, beauté, etc) elle n'est que femelle. De la sorte le marquage sexuel fonctionne automatiquement au bénéfice d'un seul.D'où le comportement différent dans l'adresse d'un sexe à un autre.L'un est doté d'un agrandisseur" naturel", l'autre d'un réducteur.Rien d'étonnant à ce que les femmes ne se "prisent" guère.
Faire prendre pour " naturel" ce qui est artificiel est l'exploit du mâle.Ce :devenir" homme" ou femme".
Les habitudes sont une seconde nature.Voyez celle des bêtes de somme, qui est de faire ce que le fermier décide. De la première, plus la moindre trace.Puisqu'elle est entièrement recouverte par une culture, un apprentissage,une socialisation qui fait de l'un le dessus et de l'autre le dessous. Le corps suit les diktats, se moule sur ce qu'on attend de lui.
Par harpie
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